Yvelines : c’était bien un loup sauvage, que dit l’enquête
Yvelines : c’était bien un loup sauvage, que dit l’enquête

La nouvelle est désormais officielle : l’animal retrouvé mort le 10 mars dernier à La Celle-les-Bordes, près de Rambouillet, était bien un loup sauvage. Après deux mois d’attente, l’Office français de la biodiversité (OFB) a confirmé qu’il s’agissait d’un loup gris (Canis lupus), pesant une cinquantaine de kilos, issu de la lignée italo-alpine.

Une présence confirmée, une mort suspecte

L’identification génétique a été sans appel : son ADN avait déjà été repéré en Haute-Savoie, ce qui implique un déplacement de plusieurs centaines de kilomètres. Mais si la présence du prédateur ne fait plus de doute, les circonstances de sa mort, elles, restent floues. Le parquet de Versailles a ouvert une procédure judiciaire, notamment pour déterminer si l’animal a été tué par l’homme, ce qui constituerait un délit, le loup étant une espèce strictement protégée. Une autopsie a bien été ordonnée… mais n’a pas encore été réalisée. Le retard intrigue, tout comme la lenteur de communication sur le cas.

Un prédateur en quête de territoire

Pourquoi un loup est-il venu jusque dans les Yvelines ? Le secteur offre un habitat idéal : gibier abondant, eau, grands espaces boisés. Des rumeurs circulent déjà sur son rôle dans la mort récente de trois veaux retrouvés éventrés, dans un style caractéristique de ce super-prédateur. Pour l’heure, l’affaire suscite autant d’interrogations que de crispations dans une région peu habituée à côtoyer le loup. Et si la meute que l’animal cherchait à fonder n’était qu’une question de temps ?

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