Tentative d’usurpation d’identité visant la cheffe de cabinet de Trump : une enquête fédérale ouverte
Tentative d’usurpation d’identité visant la cheffe de cabinet de Trump : une enquête fédérale ouverte

WASHINGTON — Les autorités fédérales américaines enquêtent sur une tentative d’usurpation d’identité visant Susie Wiles, cheffe de cabinet du président Donald Trump, a rapporté jeudi le Wall Street Journal, citant plusieurs sources proches du dossier.

Selon le quotidien financier, l’incident a affecté le téléphone personnel de Wiles et non son appareil professionnel. Elle aurait informé ses associés que certains de ses contacts avaient été piratés, permettant à un tiers malveillant d’accéder à des numéros privés de figures de haut rang.

Dans les semaines précédentes, des sénateurs, gouverneurs, dirigeants d’entreprises et d’autres personnalités influentes auraient ainsi reçu des appels et messages d’une personne se faisant passer pour Wiles. Le Journal précise que les autorités tentent encore de déterminer l’ampleur de la compromission.

La Maison Blanche et le FBI n’ont pas immédiatement commenté ces révélations. L’enquête s’inscrit dans un contexte plus large de préoccupations croissantes autour de la cybersécurité au sein même de l’administration présidentielle.

Plus tôt ce mois-ci, un piratage du système de communication utilisé par Mike Waltz, ancien conseiller à la sécurité nationale de Trump, avait permis à un acteur malveillant d’intercepter des messages émanant de divers responsables américains. De plus, à la fin de 2024, un haut fonctionnaire de la Maison Blanche avait mis en garde contre une vaste campagne de cyberespionnage présumée orchestrée par la Chine, baptisée Salt Typhoon, qui aurait visé les communications de personnalités politiques de premier plan.

Cette série d’incidents souligne les vulnérabilités persistantes de l’administration face aux attaques numériques. La tentative d’usurpation visant Wiles soulève aussi des questions sur la sécurisation des appareils personnels utilisés par les plus hauts responsables du gouvernement.

Alors que la campagne présidentielle de 2024 s’est jouée sur fond de guerre de l’information, ces nouvelles intrusions laissent craindre une résurgence des opérations de déstabilisation à l’approche des échéances électorales majeures.

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