La polémique enfle autour des déclarations de députés LFI visant les forces de l’ordre. Cette semaine, Aly Diouara, élu de Seine-Saint-Denis, a une nouvelle fois accusé la police française de « tuer par choix, par racisme et par nostalgie coloniale ». Ces propos, publiés sur X, ont immédiatement suscité l’indignation des autorités. Le préfet de police de Paris, Laurent Nuñez, a annoncé avoir déposé plainte, dénonçant des propos « inadmissibles et inqualifiables » qui « offensent les femmes et les hommes engagés au quotidien pour la sécurité et la protection de tous ».
Des attaques répétées contre l’institution policière
Aly Diouara n’en est pas à son coup d’essai. En juin, il avait déjà diffusé une liste de personnes supposément tuées par la police. Son collègue Aurélien Taché, député du Val-d’Oise, avait lui aussi accusé les forces de l’ordre de « tuer partout », déclenchant une première plainte d’un préfet. Désormais, les attaques se multiplient au sein du groupe insoumis, qui semble avoir fait de la dénonciation de la police un axe central de communication. Face à cette stratégie de provocation, plusieurs représentants de l’État montent au créneau. Le préfet de Seine-Saint-Denis, Julien Charles, a rappelé que « répéter ad nauseam un slogan provocateur n’en fait pas une vérité » et dénoncé une instrumentalisation « électoraliste ».
Un bras de fer politique assumé par LFI
Loin d’apaiser les tensions, Aly Diouara a répondu avec défiance, assurant être « prêt à confronter son propos devant la justice » et lançant même au préfet : « Le temps des colonies est terminé. À bientôt. » Une posture qui alimente les accusations d’irresponsabilité formulées par l’opposition et une partie de la majorité, alors que Bruno Retailleau, ministre de l’Intérieur, a rappelé sa consigne : « Ne rien laisser passer. »