Géorgie - la police perquisitionne les domiciles d’anciens responsables accusés de complot (wikipedia commons)
Géorgie - la police perquisitionne les domiciles d’anciens responsables accusés de complot (wikipedia commons)

La tension politique monte en Géorgie. Vendredi, la police a mené des perquisitions ciblées aux domiciles de plusieurs anciens hauts responsables, soupçonnés par les autorités d’avoir participé à un complot visant à renverser le gouvernement. L’opération marque une nouvelle étape dans la lutte d’influence qui oppose le pouvoir en place à ses anciens alliés.

Selon le procureur général, les perquisitions ont visé Irakli Garibashvili, deux fois Premier ministre, Grigol Liluashvili, ancien chef du service de sécurité intérieure, ainsi que Otar Partskhaladze, ex-procureur général du pays. Tous trois ont longtemps été considérés comme des proches de Bidzina Ivanishvili, milliardaire et ancien Premier ministre, fondateur du parti au pouvoir Rêve géorgien, souvent décrit comme le véritable dirigeant de facto du pays.

D’après le communiqué officiel, des appareils électroniques, des documents et une importante somme d’argent liquide ont été saisis lors des perquisitions, qui auraient eu lieu simultanément à Tbilissi et dans plusieurs autres villes. Les autorités affirment qu’elles disposent de preuves reliant ces anciens responsables à une série de manifestations de l’opposition survenues au cours de l’année écoulée, après des élections parlementaires contestées par les partis adverses.

Le ministère public évoque « un projet coordonné » destiné à déstabiliser les institutions et « encourager un changement de pouvoir illégal ». Ces accusations surviennent dans un contexte où la Géorgie, traditionnellement tiraillée entre une orientation pro-occidentale et une influence russe persistante, connaît une polarisation politique croissante.

Les opposants au gouvernement dénoncent, pour leur part, une instrumentalisation de la justice. Selon eux, cette série de perquisitions vise surtout à intimider les voix critiques avant les élections prévues en 2026. Plusieurs ONG locales et observateurs européens ont également exprimé leurs préoccupations quant à l’indépendance du système judiciaire géorgien.

Alors que le pays poursuit officiellement son processus de candidature à l’Union européenne, cette affaire met en lumière la fragilité démocratique d’un État encore marqué par des rivalités internes profondes. Le pouvoir assure qu’il s’agit d’une opération de sécurité nationale, tandis que l’opposition y voit une manœuvre politique destinée à consolider le contrôle du Rêve géorgien sur les institutions.

Que retenir rapidement ?

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