La société lyonnaise Amoéba a conclu un accord avec Syngenta pour distribuer son traitement biologique contre plusieurs maladies affectant les céréales. Ce partenariat exclusif permet à la jeune entreprise française de s’appuyer sur la puissance commerciale du géant des pesticides et des semences pour diffuser une solution présentée comme une alternative aux fongicides conventionnels.
Le produit de biocontrôle développé par Amoéba utilise des mécanismes naturels afin de protéger les cultures contre des champignons parasites. Il cible notamment la septoriose et la rouille jaune, deux maladies majeures du blé qui, avec d’autres infections céréalières, affecteraient entre 9 et 12 millions d’hectares chaque année. Les essais nécessaires à son homologation seront conduits conjointement par les deux entreprises.
Une commercialisation espérée dès la fin de 2028
Amoéba et Syngenta souhaitent obtenir les premières autorisations commerciales au troisième trimestre 2028, avant de lancer les ventes à la fin de la même année. Les agriculteurs pourraient ainsi commencer à utiliser ce biofongicide au printemps 2029 sur le blé, l’épeautre et le triticale, une céréale hybride issue du croisement entre le blé et le seigle.
Fondée en 2010 dans la métropole lyonnaise, Amoéba développe des solutions reposant sur l’utilisation d’amibes, des micro-organismes unicellulaires. Aux termes de l’accord, Syngenta commercialisera son traitement sur l’ensemble des céréales, à l’exception du maïs, dans l’Union européenne, au Royaume-Uni, en Ukraine et en Suisse. Pour la greentech française, cette alliance constitue une étape majeure vers une diffusion industrielle et internationale de sa technologie.

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