L’homme abattu par la police kenyane lors des manifestations est en vie mais en soins intensifs
L’homme abattu par la police kenyane lors des manifestations est en vie mais en soins intensifs

L’homme grièvement blessé par un tir à bout portant d’un policier kényan lors des manifestations de mardi à Nairobi est toujours en vie mais placé en soins intensifs, a déclaré son père mercredi. La scène, largement diffusée sur les réseaux sociaux, a choqué une opinion publique déjà bouleversée par la mort récente d’un blogueur en garde à vue.

Les manifestations ont éclaté à Nairobi, capitale du Kenya, ainsi qu’à Mombasa, la deuxième plus grande ville du pays, en réaction à la mort d’Albert Ojwang, blogueur et enseignant, décédé en détention le 8 juin. Sa famille et plusieurs organisations de défense des droits humains dénoncent une exécution extrajudiciaire. Le cas d’Ojwang s’ajoute à une série d’allégations similaires visant les forces de l’ordre kényanes.

Selon des témoins, l’homme blessé lors des manifestations de mardi protestait pacifiquement avant d’être visé par un agent des forces de sécurité à très courte distance. Son identité n’a pas encore été confirmée officiellement, mais son père a indiqué à la presse que son fils avait été hospitalisé et placé sous surveillance médicale étroite, son pronostic vital restant engagé.

Le gouvernement kényan n’a pas encore réagi officiellement à cet incident précis, mais les appels à la responsabilité policière se multiplient. Plusieurs ONG, dont Human Rights Watch et Amnesty International, ont dénoncé un usage disproportionné de la force par les autorités kényanes, notamment contre les manifestants pacifiques.

Des vidéos de l’altercation circulent massivement en ligne, renforçant la pression sur le gouvernement et les forces de l’ordre. La Commission nationale kényane des droits de l’homme a appelé à une enquête indépendante et rapide sur les violences policières survenues lors des manifestations, mais aussi sur les circonstances de la mort d’Albert Ojwang.

Ces événements ont ravivé un débat national sur l’impunité policière et les abus commis en détention, des problèmes récurrents au Kenya. De nombreux citoyens, figures publiques et associations réclament une réforme profonde des forces de sécurité et une garantie de justice pour les victimes d’exécutions extrajudiciaires présumées.

Partager