La Guinée équatoriale a officialisé le changement de sa capitale, mettant fin au statut de Malabo au profit de Ciudad de la Paz, une ville nouvelle située dans l’est du pays, en pleine zone forestière. Le décret présidentiel, publié samedi, prévoit le déménagement progressif des institutions politiques et administratives dans le courant de l’année, concrétisant un projet lancé il y a plus de quinze ans par le chef de l’État.
Pensée comme un centre politique moderne, la nouvelle capitale doit accueillir la présidence, les organes constitutionnels, les administrations et les entreprises publiques. Les autorités justifient ce choix par la position centrale de Ciudad de la Paz et par ses capacités d’extension, jugées plus adaptées aux besoins futurs de l’État que les grandes villes actuelles.
Désengorger Malabo et rééquilibrer le pays
Le pouvoir invoque également la pression démographique croissante sur Malabo, installée sur l’île de Bioko, et sur Bata, capitale économique du pays. La concentration des services et des emplois dans ces deux pôles a entraîné un afflux massif de population, accentuant les déséquilibres territoriaux.
Avec ce transfert, les autorités entendent moderniser l’administration, diversifier les zones de développement et renforcer l’unité nationale. Ciudad de la Paz, anciennement Oyala, est le chef-lieu de la province de Djibloho, créée en 2017, et devient désormais le centre politique officiel de ce petit État d’Afrique centrale.