Ils n’existent ni pour l’administration ni pour l’État. En Afrique du Sud, au moins 10 000 personnes seraient aujourd’hui apatrides, selon les ONG, privées de nationalité et de tout document légal. Une situation qui les empêche d’accéder à l’école, aux soins ou à un emploi déclaré, les condamnant à une extrême précarité.
Les failles de l’état civil au cœur du problème
Ce phénomène s’explique en grande partie par des dysfonctionnements administratifs anciens, des barrières linguistiques et des règles rigides en matière d’enregistrement des naissances. De nombreux enfants nés de parents étrangers se retrouvent piégés dans un vide juridique, incapables d’obtenir la nationalité de leurs parents comme celle du pays où ils ont grandi.
Dans un contexte de politique migratoire de plus en plus restrictive, Pretoria refuse toute reconnaissance automatique liée à la naissance sur le sol national. Des juristes et militants alertent pourtant sur les risques humains et sociaux de cette exclusion durable, rappelant que l’absence d’identité légale prive des milliers de personnes d’une vie digne et reconnue.