Séisme de magnitude 5,3 au large du Salvador, la secousse ressentie jusqu'au Honduras
Séisme de magnitude 5,3 au large du Salvador, la secousse ressentie jusqu'au Honduras

Samedi soir, à 23 heures locales, la terre a rappelé qu’en Amérique centrale elle ne dort jamais tout à fait. Un séisme de magnitude 5,3 a secoué plusieurs zones du Salvador, avec des vibrations ressenties aussi au Honduras et au Nicaragua, sans qu’aucun dégât ni aucune victime n’aient été signalés dans l’immédiat.

Selon les données du Service géologique des États-Unis, l’épicentre se situait dans les eaux du Pacifique, à 67,7 km au nord-est de Chirilagua, à une profondeur de 55,9 km. Une profondeur intermédiaire, souvent synonyme de secousse bien perceptible sur le littoral mais moins destructrice qu’un tremblement de terre plus superficiel, surtout quand il se produit en mer.

Dans la foulée, la Protection civile salvadorienne a indiqué sur X procéder à un « suivi préventif après le séisme ressenti ». Le ton est volontairement calme, presque routinier, et il dit quelque chose de la région: ici, on vérifie, on recense, on attend les retours du terrain, parce que l’expérience a appris que le bilan d’un séisme se joue parfois dans les heures qui suivent.

Une alerte surveillée, un risque de tsunami écarté

Le ministère salvadorien de l’Environnement a, lui, écarté tout risque de tsunami, tout en confirmant que la secousse avait franchi les frontières, ressentie dans des localités honduriennes et nicaraguayennes. A ce stade, les autorités des pays voisins n’ont pas fait état de personnes affectées, ni de perturbations majeures, un soulagement pour une zone où les infrastructures peuvent vite être mises à l’épreuve.

Reste le décor de fond, immuable: la rencontre des plaques Caraïbe et Cocos, au large de la côte pacifique, fait de cette bande de terre une habituée des mouvements telluriques. Le Salvador se situe sur la ceinture de feu du Pacifique, ce chapelet de volcans et de failles qui aligne les secousses comme d’autres alignent les saisons, avec des épisodes parfois modérés, parfois nettement plus lourds de conséquences.

Pour l’heure, l’actualité se résume à une secousse, des contrôles et un mot qui revient toujours après ce type d’événement: vigilance. Les prochaines heures diront si des répliques viennent prolonger la nuit agitée ou si l’incident rejoint la longue liste des rappels à l’ordre géologiques, ceux qui ne laissent rien derrière eux… sauf cette impression tenace d’habiter un sol qui peut bouger à tout moment.

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