Enquête sur les bateaux incendiés en Corse : un membre influent du clan Federici mis en examen
Enquête sur les bateaux incendiés en Corse : un membre influent du clan Federici mis en examen

Un nouveau développement judiciaire frappe le crime organisé corse. Jules-André Albertini, présenté comme l’un des principaux membres du clan Federici, a été mis en examen vendredi 10 juillet dans l’enquête sur la série d’incendies criminels ayant visé plusieurs bateaux de promenade à Saint-Florent en 2025. Déjà incarcéré dans d’autres dossiers, il est poursuivi pour association de malfaiteurs et participation à une organisation criminelle, a annoncé le procureur de Bastia, Jean-Philippe Navarre.

Selon une note confidentielle des services de police consultée par l’AFP, Jules-André Albertini occuperait la troisième place dans la hiérarchie du clan Federici, décrit comme l’un des groupes mafieux les plus puissants de Corse. Déjà condamné en 2017 pour un trafic de faux billets, il est également mis en examen depuis 2024 dans une affaire d’extorsion et de blanchiment liée à des installations touristiques en Haute-Corse.

Cinq personnes soupçonnées d’avoir commandité les attaques

Cette nouvelle mise en examen intervient au lendemain de celle de quatre autres hommes. Parmi eux figure Anthony Verduri, également identifié comme un membre du clan Federici. Il est poursuivi pour complicité de destruction en bande organisée, extorsion en bande organisée et association de malfaiteurs. François-Marie Cesari fait l’objet des mêmes poursuites.

Deux dirigeants de la compagnie de promenade en mer Spassighj’Agriate, Florent Louis et Jean-Charles Giordani, ont également été mis en examen. Les enquêteurs les soupçonnent d’être impliqués dans un conflit économique autour de l’exploitation des promenades maritimes à Saint-Florent. Jean-Charles Giordani est en outre poursuivi pour participation à une organisation criminelle.

Une enquête sur une guerre économique en Haute-Corse

L’enquête porte sur une série de neuf bateaux incendiés entre avril et septembre 2025 dans le port de Saint-Florent. Plusieurs embarcations appartenaient à Jean-François Mei, fondateur d’une entreprise historique de promenades en mer, qui avait finalement cessé son activité après un troisième incendie criminel.

Quatre hommes d’une vingtaine d’années avaient déjà été mis en examen en janvier, soupçonnés d’avoir exécuté matériellement les incendies. Les cinq nouvelles mises en examen concernent, cette fois, des personnes que la justice considère comme les commanditaires présumés de ces attaques, dans un dossier qui met une nouvelle fois en lumière l’influence persistante des organisations criminelles sur certains secteurs économiques en Corse.

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