Au moins 60 personnes ont été tuées lors d’une attaque de drones et d’artillerie menée par les Forces de soutien rapide (RSF) contre un abri dans la ville d’El-Fashir, au Darfour, ont indiqué samedi des militants locaux.
La ville, dernier bastion majeur de l’armée soudanaise dans la région, est assiégée depuis plusieurs semaines par les RSF, qui cherchent à en prendre le contrôle. Les affrontements ont provoqué une crise humanitaire aiguë, aggravant la faim et la propagation des maladies parmi les civils pris au piège.
Selon le Comité de résistance d’Al-Fashir, les bombardements ont visé à plusieurs reprises des zones abritant des déplacés internes, notamment des mosquées, des hôpitaux et des cliniques. Le groupe a affirmé que certaines victimes avaient été brûlées vives dans leurs abris, et que de nombreux corps restaient encore sous les décombres.
Dans un communiqué publié samedi soir, les RSF ont nié toute responsabilité dans la mort de civils, qualifiant ces accusations de « totalement infondées ».
El-Fashir est au cœur du conflit sanglant entre l’armée soudanaise et les RSF, qui dure depuis plus d’un an et a déjà fait des milliers de morts et des millions de déplacés. Les organisations humanitaires alertent sur un risque de catastrophe humanitaire majeure si le siège et les bombardements se poursuivent.