Le gouvernement sud-africain a indiqué que 11 des 17 hommes recrutés pour combattre aux côtés de la Russie en Ukraine devraient prochainement rentrer au pays, après que quatre d’entre eux sont déjà revenus la semaine dernière.
Selon un communiqué du bureau du président Cyril Ramaphosa, deux ressortissants se trouvent encore en Russie, dont un hospitalisé à Moscou. Les autorités sud-africaines avaient été alertées en novembre, lorsque les 17 hommes avaient lancé des appels de détresse après s’être retrouvés piégés dans la région du Donbass.
Lors d’un entretien téléphonique récent avec le président russe Vladimir Putin, Ramaphosa a évoqué la situation de ces ressortissants. Les témoignages d’Africains attirés en Russie par des promesses d’emploi, avant d’être envoyés sur le front ukrainien, se sont multipliés ces derniers mois.
Un rapport des services de renseignement kényans présenté au Parlement la semaine dernière estime que plus de 1 000 Kényans auraient été recrutés pour combattre aux côtés de la Russie. Le ministre kényan des Affaires étrangères a annoncé son intention de se rendre à Moscou pour aborder la question.
Ces recrutements soulèvent des préoccupations croissantes dans plusieurs pays africains, où les autorités cherchent à clarifier les conditions dans lesquelles leurs ressortissants se retrouvent engagés dans le conflit en Ukraine.