Le Premier ministre hongrois Viktor Orbán a affirmé lundi que l’intervention américaine ayant conduit au renversement du président vénézuélien Nicolas Maduro aurait un effet positif sur les marchés mondiaux de l’énergie. Selon lui, cette évolution pourrait contribuer à une situation énergétique plus favorable pour la Hongrie.
S’exprimant lors d’une conférence de presse à Budapest, Viktor Orbán a estimé que les États-Unis, associés au Venezuela, seraient en mesure de contrôler entre 40 % et 50 % des réserves mondiales de pétrole. Une telle concentration, a-t-il jugé, donnerait à Washington un poids déterminant pour influencer les prix de l’énergie à l’échelle internationale.
Cette déclaration intervient après une opération américaine d’envergure à Caracas, la plus importante intervention de Washington en Amérique latine depuis l’invasion du Panama en 1989. Des forces spéciales ont capturé Nicolas Maduro, qui a ensuite été transféré à New York afin d’y être jugé pour des accusations liées au trafic de drogue.
Allié politique du président américain Donald Trump, Viktor Orbán a souligné que la perspective d’un Venezuela placé sous influence américaine pouvait déboucher sur un environnement énergétique mondial plus stable et plus avantageux pour les pays importateurs comme la Hongrie. « C’est une bonne nouvelle », a-t-il affirmé, en référence aux intérêts énergétiques de Budapest.
La position de la Hongrie continue toutefois de susciter des critiques au sein de l’Union européenne et de l’OTAN. Budapest a maintenu ses importations de pétrole et de gaz russes, invoquant des impératifs économiques et de sécurité d’approvisionnement, tout en reconnaissant la nécessité de réduire sa dépendance à Moscou.
Dans cette optique, la Hongrie a récemment pris des mesures de diversification. Le groupe énergétique public MVM a signé en décembre un contrat de cinq ans avec la société américaine Chevron pour la fourniture de deux milliards de mètres cubes de gaz naturel liquéfié, illustrant la volonté de Budapest d’élargir ses sources d’énergie dans un contexte géopolitique en mutation.