Rebeca Grynspan, ancienne vice-présidente du Costa Rica et actuelle secrétaire générale de la CNUCED, a déclaré qu’« si l’égalité triomphe de la discrimination », la prochaine secrétaire générale de l’ONU sera une femme. Considérée comme l’une des favorites pour succéder à António Guterres à partir du 1er janvier 2027, elle a tenu ces propos lors d’un entretien accordé à Reuters à Londres.
Le processus officiel de sélection du futur chef de l’organisation internationale a été lancé la semaine dernière, les États membres étant invités à proposer leurs candidats. Grynspan, figure respectée du multilatéralisme et du développement, est déjà présentée comme l’une des candidatures les plus sérieuses dans une course où de nombreux diplomates affirment qu’il serait « temps » qu’une femme accède enfin au poste le plus élevé de l’ONU.
Interrogée sur la dimension symbolique de sa candidature, Grynspan a souligné qu’elle ne souhaitait pas être choisie pour son genre, mais que le fait qu’aucune femme n’ait encore dirigé l’organisation en 80 ans illustrait une inégalité persistante. Elle a insisté sur la nécessité d’un processus fondé sur le mérite, affirmant qu’un choix équitable ouvrirait la voie à une dirigeante capable de relever les défis complexes du système multilatéral.
Alors que la compétition diplomatique ne fait que commencer, plusieurs États membres soutiennent déjà publiquement l’idée d’une femme secrétaire générale. Le débat intervient dans un contexte de critiques croissantes envers les institutions internationales, accusées de lenteur, d’inefficacité ou de manque de représentativité.
À mesure que les candidatures se multiplieront dans les mois à venir, la pression augmentera pour que la sélection reflète une modernisation du système onusien. Pour Grynspan, cette élection pourrait marquer un tournant historique, symbolisant à la fois un engagement renouvelé en faveur de l’égalité et la volonté de revitaliser une organisation confrontée à des crises globales toujours plus complexes.