L’Assemblée nationale du Venezuela a suspendu lundi une session extraordinaire qui devait se prononcer sur la création d’une commission d’enquête concernant des attaques meurtrières attribuées à l’administration américaine. Ces opérations auraient visé des navires suspectés de trafic de drogue au large des côtes vénézuéliennes ainsi que dans l’est de l’océan Pacifique, selon les informations relayées par les autorités de Caracas.
Le service de presse du Parlement a indiqué que la session était reportée à mardi, date habituelle des travaux législatifs, sans fournir d’explication sur les raisons de ce report. La décision intervient alors que les relations entre Washington et Caracas restent hautement conflictuelles, notamment autour de la lutte antidrogue et des actions militaires menées par les États-Unis dans la région.
Les autorités vénézuéliennes accusent régulièrement Washington de commettre des agressions dissimulées sous couvert d’opérations antidrogue. Le gouvernement affirme que ces actions violent la souveraineté du pays et justifient l’ouverture d’une enquête parlementaire indépendante. La commission envisagée devait examiner les circonstances exactes des attaques alléguées et évaluer leur impact.
Ce report intervient dans un climat politique tendu, où l’exécutif vénézuélien tente de renforcer ses alliances avec des partenaires comme la Russie, notamment dans le secteur pétrolier. L’enquête promise par le Parlement pourrait constituer une nouvelle source de friction entre Caracas et Washington, déjà opposés sur de nombreux fronts diplomatiques et sécuritaires.