Le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, a exhorté mercredi l’Iran à conclure rapidement un accord permettant la reprise des inspections sur plusieurs sites nucléaires, y compris ceux bombardés par Israël et les États-Unis.
Dans une interview accordée à Reuters à Vienne, Grossi a souligné que les discussions en cours avec Téhéran ne pouvaient « pas durer des mois », appelant à un compromis « dès la semaine prochaine » afin d’éviter une nouvelle escalade diplomatique. « J’essaie de laisser de la place à la diplomatie, mais ce processus n’est pas ouvert indéfiniment », a-t-il prévenu.
Selon lui, les stocks d’uranium iranien semblent globalement intacts malgré les frappes, mais l’absence d’accès pour les inspecteurs empêche toute vérification complète. L’AIEA insiste sur l’urgence de restaurer sa capacité de surveillance, indispensable pour garantir la transparence du programme nucléaire iranien.
Téhéran, qui dénonce les bombardements comme des violations flagrantes de sa souveraineté, conditionne sa coopération à des garanties politiques de la part des puissances occidentales. L’Iran affirme que son programme reste exclusivement civil, tandis que Washington et ses alliés redoutent une possible militarisation.
Cette pression accrue de l’AIEA intervient dans un contexte de tensions régionales exacerbées, où tout blocage prolongé pourrait relancer les spéculations sur une crise nucléaire majeure au Moyen-Orient.