Le Qatar, les États-Unis, le Togo et la Commission de l’Union africaine ont pris part mercredi à la deuxième réunion du comité conjoint de suivi de l’accord de paix entre la République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda, a indiqué le département d’État américain dans un communiqué conjoint.
Les participants ont reconnu la lenteur dans la mise en œuvre de certaines dispositions de l’accord, signé pour apaiser les tensions récurrentes entre Kinshasa et Kigali. Malgré ces difficultés, la RDC et le Rwanda se sont engagés à mettre en place, d’ici la prochaine rencontre prévue à Doha, un canal direct d’échanges au niveau technique, incluant le renseignement et la coopération militaire.
Le Togo représentait l’Union africaine lors de cette réunion, qui s’inscrit dans le cadre des efforts régionaux et internationaux visant à stabiliser l’est de la RDC, théâtre de violences chroniques impliquant divers groupes armés.
La présence des États-Unis et du Qatar illustre l’importance diplomatique accordée à cet accord, considéré comme un test pour la sécurité régionale dans les Grands Lacs, où les rivalités entre Kinshasa et Kigali attisent les conflits armés et les déplacements massifs de populations.
Ce processus de suivi demeure fragile, mais la tenue régulière de ces réunions est perçue comme un signal encourageant en faveur du dialogue, malgré les lenteurs constatées.