Jean-Jacques Bridey, 72 ans, ancien maire de Fresnes et ancien député du Val-de-Marne, comparaît ce jeudi 4 juin devant la 32e chambre correctionnelle du tribunal judiciaire de Paris. Poursuivi par le Parquet national financier, l’élu est jugé pour détournement de fonds publics et concussion. Les faits reprochés remontent à la période 2012-2017, lorsqu’il cumulait ses fonctions de maire et de député socialiste, avant de rejoindre La République en Marche en 2017. Figure de la vie politique locale pendant seize ans, Jean-Jacques Bridey fut l’un des tout premiers soutiens d’Emmanuel Macron et présida la commission de la Défense nationale à l’Assemblée nationale entre 2017 et 2019.
Des indemnités de mandat sous surveillance
L’enquête ouverte en septembre 2019 porte notamment sur le dépassement des plafonds légaux de ses indemnités de mandat entre 2014 et 2016. Durant cette période, l’élu aurait perçu 84 251 euros au-delà des montants autorisés. Directeur technique dans un laboratoire photographique avant son entrée en politique, Jean-Jacques Bridey avait été élu maire de Fresnes en 2001, puis député en 2012 sous les couleurs du Parti socialiste. Il avait quitté la mairie en 2017 pour se conformer à la loi sur le non-cumul des mandats.
Candidat malgré les poursuites
Malgré ces poursuites judiciaires, Jean-Jacques Bridey a déposé sa liste pour les élections municipales de 2026 à Fresnes, dans l’espoir de reconquérir la ville qu’il avait administrée pendant plus de quinze ans. La tenue de son procès en pleine période électorale l’oblige à se défendre simultanément devant les électeurs et devant les juges. Le verdict de ce procès pourrait peser lourdement sur ses ambitions politiques locales.
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