Moins de 24 heures après l’annonce d’un cessez-le-feu entre Israël et l’Iran, au moins 29 Palestiniens ont été tués mardi dans la bande de Gaza par des frappes israéliennes, selon les autorités sanitaires locales. Le drame s’est produit alors que des civils tentaient d’accéder à un centre de distribution d’aide humanitaire, ravivant les critiques sur la gestion de l’aide dans l’enclave assiégée.
D’après le ministère de la Santé de Gaza, 19 personnes ont été tuées par des tirs israéliens alors qu’elles se trouvaient à proximité d’un centre soutenu par l’État hébreu. Les victimes, pour la plupart des civils, faisaient la queue pour recevoir des vivres dans une zone centrale du territoire. Dix autres Palestiniens sont morts dans des frappes distinctes menées dans la nuit, portant le bilan total à 29 morts pour la seule journée de mardi.
Les images diffusées depuis l’hôpital Al-Shifa montrent des scènes de deuil déchirantes. Des proches en larmes, des corps enveloppés dans des linceuls, et des foules rassemblées pour des funérailles précipitées, témoignent une fois de plus de l’ampleur de la crise humanitaire en cours. « Ils sont venus chercher du pain, ils ont trouvé la mort », a déclaré un médecin sur place.
Ce nouvel épisode sanglant intervient alors que la population de Gaza, épuisée par des mois de guerre, plaçait de timides espoirs dans la trêve annoncée entre Israël et l’Iran. Beaucoup y voyaient un possible tournant susceptible d’alléger les souffrances dans l’enclave palestinienne. Mais les événements de mardi viennent brutalement rappeler que l’accord de cessez-le-feu n’inclut pas, à ce stade, le conflit israélo-palestinien.
L’armée israélienne n’a pas encore commenté ces frappes. Par le passé, elle a souvent affirmé que ses opérations visent des combattants ou des infrastructures militaires, et qu’elle fait tout son possible pour éviter les pertes civiles. Mais les organisations humanitaires sur le terrain dénoncent une situation devenue incontrôlable, où les civils sont régulièrement pris pour cible, même dans des lieux supposés protégés.
Alors que les appels internationaux à une trêve durable se multiplient, les Palestiniens de Gaza restent confrontés à une réalité tragique : l’aide humanitaire devient elle-même un danger, et les espoirs de paix semblent de plus en plus lointains. La communauté internationale est appelée à réagir face à ce nouveau carnage, qui soulève des questions urgentes sur le respect du droit humanitaire et la responsabilité des parties en conflit.