Dans les tractations d’entre-deux-tours, il y a des mariages de raison… et des unions qui grincent. Selon un sondage Odoxa-Backbone, 67 % des Français désapprouvent les alliances conclues entre le Parti socialiste et La France insoumise pour les municipales, perçues par une partie des personnes interrogées comme une « incohérence » voire une « trahison ».
Le chiffre claque encore plus fort au moment de passer à l’urne: 71 % déclarent ne pas vouloir voter pour une liste commune PS-LFI au second tour, prévu dimanche 22 mars. Le scrutin est local, mais l’addition, elle, se paie toujours sur la scène nationale, surtout quand LFI traine une image de conflictualité et que des sujets comme la laicité, l’ordre public et la sécurité reviennent frapper à la porte des mairies.
Entre calcul local et casse-tete national
Reste que sur le terrain, les appareils avancent ville par ville, comme on marche sur des oeufs. L’enquête citée fait du Rassemblement national et de LFI les principaux bénéficiaires du premier tour, au détriment du PS et des Républicains, un signal qui alimente les tensions internes entre partisans d’accords « au cas par cas » et tenants d’une autonomie plus nette.
Les regards se portent sur Nantes, Limoges, Brest et Clermont-Ferrand, où les reports de voix seront scrutés à la loupe. A Toulouse, l’accord entre l’insoumis François Piquemal et le socialiste François Briançon pourrait peser face au maire sortant de droite Jean-Luc Moudenc: c’est typiquement le genre d’arrangement qui peut faire gagner une ville… ou abimer durablement une marque politique, avec un second tour qui promet surtout de laisser des traces.
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