Invité sur CNews, dans l’émission de Christine Kelly, Patrick Sébastien a fait savoir qu’il souhaitait être entendu par la commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur l’audiovisuel public, affirmant : « J’attends qu’ils me convoquent. Mais ils ne me convoquent pas. Peut-être qu’il y a des choses qu’ils n’ont pas envie d’entendre. J’ai beaucoup de choses à dire sur Delphine Ernotte et ce système ». Une déclaration faite alors que le fonctionnement, la neutralité et le financement des médias publics font l’objet d’examens approfondis et de débats parlementaires intenses.
Pour rappel, la commission d’enquête a pour mission de vérifier comment les médias audiovisuels publics respectent leurs obligations de neutralité et de transparence. Plusieurs auditions de dirigeants et personnalités du secteur ont déjà eu lieu, mais l’agenda des convocations a été sujet à des ajustements en raison des tensions et des enjeux politiques qui entourent ces travaux.
Qu’a donc à dire Patrick Sébastien ?
Patrick Sébastien pourrait apporter un éclairage sur certaines pratiques de l’audiovisuel public, en particulier concernant Delphine Ernotte, présidente de France Télévisions. L’animateur a déjà été impliqué dans un contentieux avec le groupe, ayant été licencié dans le passé et obtenu une indemnisation après un litige juridique prolongé. Ses témoignages pourraient permettre à la commission de mieux comprendre les décisions et les pratiques au sein des chaînes publiques. L’animateur affirme notamment avoir été évincé du service public car « Blanc et plus de 50 ans ».
Les travaux de la commission ont mis le doigt les critiques à l’encontre de France Télévisions, accusé de parti pris politique, le tout avec l’argent des Français. De son côté, Delphine Ernotte a défendu la neutralité de son groupe, insistant sur le fait que le service public devait s’adresser à tous les Français, quels que soient leurs opinions, leurs revenus ou leur localisation… Une défense qui n’a pas vraiment convaincu ses détracteurs…