L’audition de Samuel Étienne devant la Commission sur l’audiovisuel public a tourné au débat explosif. Le rapporteur, Charles Alloncle, n’a pas hésité à dénoncer ce qu’il qualifie de pratiques « ahurissantes » de l’animateur de Questions pour un champion.
Une indemnité de départ faramineuse… pour continuer le même boulot
Selon Charles Alloncle, Samuel Étienne a négocié une rupture conventionnelle avec France Télévisions, percevant une indemnité de départ de plusieurs centaines de milliers d’euros. Mais, détail choquant pour le rapporteur : il a continué à présenter la même émission, désormais rémunéré via une société de production plutôt que directement par le groupe public.
« Autrement dit : une indemnité de départ très importante financée par des fonds publics, suivie de l’exercice des mêmes fonctions, sur la même antenne, sous un autre statut », a ainsi dénoncé Charles Alloncle.
Interrogé sur ce montage, Samuel Étienne a déclaré ne pas voir de problème déontologique, ce qui a largement alimenté la controverse.
Twitch : une chaîne soi-disant « personnelle » financée par France Télévisions
Samuel Etienne avait également présenté sa chaîne Twitch comme une initiative strictement personnelle, garantissant une indépendance totale. Mais lors de son audition, il a reconnu qu’un partenariat avec France TV avait contribué à financer cette chaîne.
Il a expliqué que cela permettait au groupe « d’explorer, à travers moi, cet univers », reconnaissant ainsi que sa plateforme n’était ni totalement indépendante ni strictement personnelle.
Une pseudo-indépendance payée par les Francais
Pour Charles Alloncle, cette double posture, percevoir une indemnité publique, continuer à exercer les mêmes fonctions sur le même programme, et bénéficier d’un financement public pour une plateforme supposément indépendante, montre un dérèglement déontologique inquiétant au sein de l’audiovisuel public.
Samuel Étienne, de son côté, reste campé sur sa position : il voit dans ces arrangements une continuité professionnelle et un moyen d’« expérimenter » pour France Télévisions. Pas certains que les Francais, qui financent tout cela, partagent l’avis de l’animateur…