La décision est prise. Après plus de deux ans de procédures, le feuilleton du renouvellement de la gestion du Stade de France s’apprête à trouver son épilogue.
L’État devrait attribuer dans les prochaines semaines la nouvelle concession du stade de Saint-Denis au groupe GL Events, spécialisé dans l’événementiel, avec lequel il est en négociations exclusives depuis décembre 2024.
Face à GL Events, le consortium Vinci-Bouygues, gestionnaire historique du Stade de France depuis son inauguration en 1998, semblait pourtant bien parti pour rempiler.
Mais à la surprise générale, l’État a choisi en fin d’année dernière de mettre en pause les discussions avec le duo de BTP, préférant se tourner vers l’alternative lyonnaise. Les miens étroits entre GL Events et Emmanuel Macron avaient alors été pointés du doigt.
Vinci-Bouygues KO
Un choix contesté par Vinci-Bouygues, qui avait saisi le Conseil d’État pour dénoncer la décision d’ouvrir des négociations exclusives avec GL Events. Une tentative vaine : la plus haute juridiction administrative a rejeté leur recours la semaine dernière, validant ainsi la procédure engagée par l’État.
Dans les coulisses, les choses s’accélèrent. La Mission d’appui au financement des infrastructures (Fin Infra), qui pilote le dossier pour le compte de l’État, finalise actuellement les termes du futur contrat de concession avec GL Events. Une étape indispensable avant l’officialisation de l’attribution.
Le consortium Vinci-Bouygues, de son côté, devrait recevoir d’ici la fin mai un courrier officiel lui signifiant le rejet de son offre, scellant ainsi la fin de son règne sur l’enceinte de 80 000 places.