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L’Assemblée nationale entame ce lundi 17 mars l’examen du projet de loi « visant à sortir la France du piège du narcotrafic ». Parmi les dispositions controversées, l’article 8 ter, qui avait été supprimé en commission, pourrait faire son retour par le biais de plusieurs amendements. Cette mesure prévoit d’obliger les messageries chiffrées comme WhatsApp, Telegram ou Olvid à permettre aux autorités d’accéder aux messages de leurs utilisateurs, sous certaines conditions.

Déjà critiquée par des experts en cybersécurité et des défenseurs des libertés numériques, cette proposition est soutenue par le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau et la directrice de la DGSI, Céline Berthon. Ils estiment qu’un tel dispositif est essentiel pour lutter contre la criminalité organisée et les menaces terroristes. En face, des spécialistes, dont l’ex-directeur de l’ANSSI Guillaume Poupard, dénoncent une atteinte grave au secret des correspondances et alertent sur les risques de vulnérabilités exploitables par des acteurs malveillants.

Alors que le gouvernement pourrait encore déposer un amendement en dernière minute, les débats promettent d’être vifs jusqu’au 25 mars.

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