Violences conjugales : Axa lance une garantie relogement d'urgence, une première en France
Violences conjugales : Axa lance une garantie relogement d’urgence, une première en France

C’est une avancée inédite dans le secteur de l’assurance. Depuis le 1er avril, Axa France propose dans ses contrats d’assurance habitation une nouvelle garantie permettant aux victimes de violences conjugales d’être relogées en urgence pendant sept jours, sans frais supplémentaires. Une clause également assortie d’un accompagnement juridique et psychologique, valable même si la victime n’est pas signataire du contrat, ce qui répond à une réalité : les contrats sont le plus souvent souscrits par l’homme dans le foyer.

Une réponse concrète à un besoin vital

Ce relogement temporaire s’effectuera via Axa Assistance, déjà mobilisée en cas de sinistres classiques. L’assurance prendra en charge le transport, l’hébergement dans un lieu géographiquement adapté, et autorisera la présence des enfants, voire des animaux domestiques. L’objectif : offrir une solution immédiate à celles – et ceux – qui veulent fuir un conjoint violent, dans un contexte où près de 4 femmes sur 10 ne trouvent aucune place d’hébergement malgré leur demande, selon la Fondation des femmes.

Le dispositif s’appuie également sur le programme « Elle’s Angels », qui avait déjà permis à Axa de venir en aide à 2 000 victimes depuis son lancement. Testée durant deux mois dans le Doubs et en Île-de-France, la garantie a permis d’accompagner quatre victimes, dont un homme. Une expérimentation concluante selon la direction, qui espère désormais faire école dans tout le secteur.

Avec cette initiative, Axa entend créer un « levier » pour inciter d’autres assureurs à suivre le mouvement. Une ambition saluée par les associations, qui regrettent trop souvent le manque de relais de l’État. Pour Muriel Reus, présidente de l’association « Femmes avec… », cette implication des entreprises est essentielle : « C’est un levier formidable. Dans une société où ce n’est pas encore une priorité politique, on a besoin d’initiatives privées. »

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