Le temps d’attente aux urgences en France a augmenté de 45 minutes en dix ans, atteignant plus de trois heures en moyenne en 2023, selon une étude de la Drees publiée ce mercredi. Cette évolution concerne la moitié des patients et est considérée comme un indicateur de dégradation de la qualité des soins, alerte Marc Noizet, président du syndicat Samu-Urgences de France.
Cette situation entraîne des conséquences directes sur la prise en charge des patients, notamment une augmentation du temps passé sur les brancards, ce qui peut avoir un impact sur la mortalité, déplore le médecin. Le surcharge des services d’urgences et le manque de lits d’hospitalisation sont parmi les principaux facteurs expliquant ces délais.
Pour améliorer la situation, Marc Noizet préconise de réguler l’accès aux urgences, non pas pour empêcher les patients de s’y rendre, mais pour s’assurer que les cas les plus urgents soient traités en priorité. Il plaide également pour une meilleure coordination entre les soins hospitaliers et les médecins de ville, afin de fluidifier les parcours de soins.
Enfin, le nombre de lits disponibles pour les patients nécessitant une hospitalisation reste un problème central. Le président de Samu-Urgences de France insiste sur la nécessité d’augmenter cette capacité pour garantir que chaque patient ait accès à un lit adapté à sa prise en charge.