Dix ans après les tragiques attentats du 13 novembre 2015, il est un nom qu’il ne faut pas oublier. Un héros discret. Salim Toorabally est reconnu pour son rôle héroïque lors des attentats du 13 novembre 2015 au Stade de France, lors du match France – Allemagne. En tant qu’agent de sécurité, il s’est interposé face à un individu armé qui tentait de pénétrer dans le public.
Affecté à la Porte L, Salim a fait face à l’un des terroristes, décrit comme calme mais déterminé, qui a essayé à plusieurs reprises d’entrer dans l’enceinte. Après une première tentative avortée, le terroriste a tenté de passer avec un spectateur, sans succès, grâce à l’intervention de Salim qui a bloqué son passage avec son bras.
Coordination et premiers soins
Grâce à son signalement, le personnel de sécurité aux autres portes a pu refouler l’individu, empêchant ainsi une intrusion supplémentaire. Après la deuxième explosion, Salim et ses collègues se sont abrités. Il a ensuite prodigué les premiers soins à une personne blessée à la jambe.
Des séquelles psychologiques durables
Depuis cette tragique journée, Salim Toorabally vit avec le traumatisme des événements, notamment les images du terroriste coupé en deux par son gilet explosif. Des images qui continuent d’affecter sa vie quotidienne. Cette pression psychologique a conduit à une tentative de suicide il y a deux ans. Aujourd’hui, l’ancien agent, désormais formé pour le métier de chauffeur de taxi, cherche à reconstruire sa vie et à sortir de cette spirale négative.
Une reconnaissance internationale mais méconnue en France
Malgré sa bravoure, saluée à l’international avec trois distinctions aux États-Unis, dont une à la NFL, il reste relativement méconnu en France, malgré une rencontre avec l’ancien président François Hollande. De nombreux observateurs estiment que Salim Toorabally mérite d’être honoré de la Légion d’honneur pour son courage et son engagement.