Pendant deux jours, les recherches ont alterné entre espoir ténu et crainte du pire. À Nice, un homme de 84 ans, atteint de la maladie de Parkinson, a été retrouvé vivant après avoir passé près de 48 heures au fond d’un ravin, blessé et en état d’hypothermie. Son sauvetage, rendu possible grâce à un drone et à l’engagement des secours, tient du scénario improbable.
Tout débute samedi après-midi. Louis Savignoni disparaît du domicile de son fils. Très vite, l’inquiétude grandit. Les proches diffusent un avis de recherche et alertent la police. Les heures passent, la nuit tombe, et aucune trace de l’octogénaire. Son fils parcourt la ville, multipliant les recherches dans les rues de Nice, sans succès.
Le premier élément concret apparaît lundi matin. En analysant des images de vidéosurveillance, les enquêteurs identifient la présence de l’homme dans un quartier situé à environ sept kilomètres du lieu de sa disparition. La zone, plus escarpée, comporte des secteurs boisés et des reliefs abrupts, ce qui renforce les craintes des proches.
Un drone décisif dans une zone escarpée
Les recherches s’intensifient alors dans ce secteur difficile d’accès. C’est le survol par un drone qui permet de faire basculer l’opération. Les forces de l’ordre repèrent une casquette dans un précipice d’une cinquantaine de mètres. Les équipes cynophiles sont immédiatement mobilisées pour inspecter le ravin.
En progressant dans la pente, les secouristes distinguent une silhouette immobile. En s’approchant, ils constatent que l’homme est toujours en vie, mais très affaibli. Il présente des blessures liées à une chute d’une dizaine de mètres et souffre d’hypothermie après avoir passé deux nuits à l’extérieur, sans boire ni prendre ses médicaments.
Le pronostic vital, un temps redouté, ne serait plus engagé. Hospitalisé, l’octogénaire récupère progressivement. Pour les secours, la survie d’un homme de cet âge, resté aussi longtemps au sol dans des conditions difficiles, relève de l’exception. La combinaison de la chute, du froid et de l’absence de traitement aurait pu avoir des conséquences fatales.
Ce sauvetage met en lumière l’apport des nouvelles technologies dans les opérations de recherche. Sans l’utilisation du drone, la détection de la casquette puis du corps aurait été bien plus complexe dans ce relief accidenté. À Nice, l’émotion est vive. Après 48 heures d’angoisse, la famille peut désormais souffler. L’épisode rappelle à quel point chaque minute compte lors d’une disparition, mais aussi combien la coordination entre proches et forces de l’ordre peut faire la différence.