L’affaire de la disparition puis de la mort du petit Émile Soleil connaît un nouveau rebondissement. Les auditions des proches du garçonnet, entendus pour « homicide volontaire » et « recel de cadavre », ont repris ce mercredi 26 mars dans les locaux de la gendarmerie de Marseille.
Les grands-parents maternels de l’enfant, Philippe et Anne Vedovini, sont toujours en garde à vue, prolongée de 24 heures supplémentaires. Leurs avocats sont arrivés dans la matinée pour une deuxième journée d’interrogatoires. Dans une autre gendarmerie, l’oncle et la tante du petit Émile, deux des enfants majeurs du couple Vedovini, sont également entendus.
Des révélations attendues après des mois de silence
Les avocats insistent sur la « coopération totale » de leurs clients. « Mon client répond à toutes les questions sans détour », a précisé Me Isabelle Colombani, conseil de Philippe Vedovini. De son côté, l’avocat d’Anne Vedovini, Me Julien Pinelli, a reconnu que la garde à vue restait une épreuve, mais que sa cliente « ne cherche que la vérité ».
Pour rappel, Émile, âgé de deux ans et demi, avait disparu le 8 juillet 2023 dans le hameau du Haut-Vernet, où il passait ses vacances chez ses grands-parents. Malgré d’importantes recherches, ce n’est qu’en mars 2024 qu’une promeneuse avait découvert son crâne et ses vêtements à près de deux kilomètres du hameau. Depuis, l’enquête s’est accélérée, et des perquisitions ont été menées mardi au domicile des grands-parents à La Bouilladisse, où plusieurs véhicules ont été saisis.
Les gardes à vue pourraient se prolonger jusqu’à jeudi matin. L’enquête, dirigée par des juges d’instruction d’Aix-en-Provence, pourrait enfin livrer des réponses à ce drame qui bouleverse la France depuis près de deux ans.