Près de sept ans après la mort de Jeffrey Epstein dans sa cellule, l’affaire connaît un rebondissement spectaculaire. Mark Epstein, le frère du financier américain, a publiquement affirmé que son cadet a été « assassiné » en prison, rejetant catégoriquement la thèse officielle du suicide. Dans une interview accordée à la chaîne NewsNation, il a annoncé qu’une nouvelle autopsie, supervisée par le légiste renommé Michael Baden, serait réalisée en février. Une initiative qui ravive les questions les plus brûlantes sur l’une des morts les plus controversées du siècle.
« Je veux savoir qui l’a tué et pour le compte de qui »
Les mots de Mark Epstein sont sans équivoque. « Il n’y a que trois façons de mourir en prison : le suicide, la mort naturelle ou le meurtre. Et Jeff a été assassiné. Je veux savoir qui l’a tué et pour le compte de qui », a-t-il déclaré, martelant sa conviction depuis des années. Il affirme avoir identifié le corps de son frère et y avoir constaté des blessures incompatibles avec un suicide par pendaison. « Les blessures qu’il a constatées sur le défunt ne correspondaient pas à la façon dont il a été retrouvé pendu », insiste-t-il. Une affirmation qui rejoint les doutes exprimés dès 2019 par le légiste Michael Baden, lequel avait alors évoqué la possibilité d’un étranglement.
Des dysfonctionnements carcéraux qui alimentent les soupçons
La mort de Jeffrey Epstein, survenue le 10 août 2019 au Metropolitan Correctional Center de New York, était entourée de circonstances pour le moins troublantes. L’homme d’affaires, accusé de trafic sexuel de mineures et risquant la perpétuité, avait déjà fait une tentative de suicide un mois plus tôt. Il était supposé être placé sous surveillance renforcée, avec des contrôles réguliers. Pourtant, la nuit de sa mort, les caméras de surveillance de son couloir étaient défectueuses, et les gardes chargés de le surveiller ont admis avoir falsifié les registres. Des « graves dysfonctionnements » reconnus par l’ancien procureur général Bill Barr, même si ce dernier maintient qu’aucun élément ne contredit la thèse du suicide.
La peur d’un scandale trop puissant
La théorie de l’assassinat repose sur une hypothèse largement répandue : Jeffrey Epstein, par ses activités et son carnet d’adresses rempli de personnalités ultra-puissantes, détenait des secrets capables de faire trembler des empires. Sa mort en prison, avant son procès, aurait permis de l’empêcher de parler. Mark Epstein ne mâche pas ses mots : « Pourquoi cette dissimulation ? Pourquoi cette mascarade ? Qui essaient-ils de protéger ? ». Même Ghislaine Maxwell, sa complice condamnée à 20 ans de prison, a déclaré ne pas croire au suicide, tout en rejetant l’idée d’un assassinat commandité par des élites.
Alors que deux millions de documents liés à l’affaire doivent encore être publiés par le ministère américain de la Justice, cette nouvelle autopsie pourrait apporter des éléments explosifs. Elle intervient dans un contexte où les théories du complot fleurissent, mais aussi où la famille des victimes et le public réclament toujours plus de transparence. Mark Epstein, en reprenant le flambeau de la contestation, maintient une pression maximale sur les autorités. Une chose est sûre : l’ombre de Jeffrey Epstein continue de planer lourdement, et la vérité sur sa mort reste l’un des plus grands mystères non résolus de notre époque.