Le parquet de Compiègne a ouvert une enquête pour « agression sexuelle sur mineur de moins de 15 ans » à la suite d’une plainte déposée par les parents d’une élève scolarisée dans une école de la ville, dans l’Oise. Les faits dénoncés se seraient produits durant le temps périscolaire, en dehors des heures strictement consacrées à l’enseignement.
Selon les premiers éléments communiqués par le parquet, la plainte fait état d’attouchements présumés. La jeune élève aurait indiqué avoir subi ces gestes lors d’une pause méridienne. Les soupçons pourraient concerner l’un des trois agents municipaux présents à ses côtés à ce moment-là.
Dans un communiqué, le maire de Compiègne, Philippe Marini, a précisé que la municipalité avait été informée dès le 5 décembre de faits qualifiés de graves. Il a indiqué qu’un signalement avait été transmis immédiatement à l’autorité judiciaire, conformément aux obligations légales en matière de protection des mineurs.
Des mesures conservatoires immédiates
La Ville affirme avoir pris des mesures sans délai. Les trois agents municipaux concernés par la période évoquée ont été écartés à titre conservatoire de l’établissement le jour même du signalement. Cette décision ne préjuge pas de leur responsabilité, mais vise à garantir la sécurité des enfants et la sérénité de l’enquête.
L’édile a également souligné qu’aucun signalement antérieur concernant ces personnels n’avait été porté à la connaissance de la municipalité avant cette affaire. Les investigations devront désormais établir les circonstances exactes des faits, déterminer les responsabilités éventuelles et vérifier si d’autres éléments ou témoignages viennent étayer la plainte.
L’enquête, confiée aux services compétents, s’inscrit dans un cadre pénal strict. À ce stade, aucune mise en examen n’a été annoncée. Les autorités judiciaires rappellent que la qualification retenue repose sur les déclarations recueillies et que la présomption d’innocence demeure. Cette affaire relance la vigilance autour des dispositifs périscolaires, qui relèvent souvent des collectivités locales. Elle rappelle aussi l’importance des procédures de signalement rapide et des mesures conservatoires destinées à protéger les mineurs en cas de soupçon de faits graves.