Première extinction de la 2G en France: Orange coupe le réseau autour de Bayonne dès le 1er avril
Première extinction de la 2G en France: Orange coupe le réseau autour de Bayonne dès le 1er avril

Mardi 1er avril, la 2G commence à s’éteindre en France, et c’est le Sud-Ouest qui ouvre le bal. Orange va désactiver cette technologie dans 28 communes autour de Bayonne, dont Biarritz et Anglet. Un petit événement technique, en apparence. En réalité, c’est un pan entier de l’histoire du mobile, né dans les années 1990, qui commence à sortir de scène, zone après zone, jusqu’à la fin de l’année.

Sur le terrain, la coupure n’a rien d’un chantier visible avec des camionnettes et des câbles au sol. Orange parle d’une intervention logicielle à distance. L’opération doit éteindre 61 sites mobiles encore actifs en 2G dans le périmètre concerné. Une bascule discrète, presque froide, mais qui aura un effet immédiat: impossible, une fois la bascule faite, de se connecter au réseau 2G dans les communes visées, que l’on soit particulier ou professionnel.

Bayonne, Biarritz, Anglet: la 2G tire sa révérence

Reste la question des appareils qui, eux, n’ont pas reçu le mémo. Orange recense environ 2 300 cartes SIM encore actives en 2G dans la zone, dont 800 pour des clients grand public. À l’échelle nationale, plus de 1,5 million de téléphones de particuliers seraient toujours limités à la 2G, selon l’Arcep. Et il n’y a pas que les vieux mobiles au fond d’un tiroir: certains équipements professionnels, notamment des objets connectés conçus pour durer, reposent encore sur cette norme.

Les clients de Free ne seront pas épargnés, l’opérateur utilisant la 2G d’Orange pour une partie de ses services. Pour tous, le message est le même: ce qui fonctionnait hier, parfois sans qu’on y pense, cessera tout simplement de capter. « Une opération logicielle à distance », résume Bénédicte Javelot, directrice de projets stratégiques et de développement du groupe, comme pour rappeler que la modernisation se fait aujourd’hui à coups de lignes de code.

Derrière cette extinction progressive, il y a une logique d’investissement que les opérateurs ne cachent plus: concentrer l’effort sur la 4G et la 5G et réutiliser les fréquences libérées par les réseaux historiques. Le calendrier, lui, est lancé.

Et dans les prochains mois, d’autres zones suivront, avec la même mécanique implacable: une technologie s’efface, une autre prend la place, et le pays découvre au passage combien certains usages, silencieux et quotidiens, tenaient encore à un réseau que l’on croyait déjà du passé.

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