Le producteur et rappeur américain Sean « Diddy » Combs a été renvoyé lundi dans une prison fédérale de Brooklyn, où il avait déjà été détenu avant son procès pour trafic sexuel et complot de racket. Condamné à quatre ans de prison, il retourne dans un établissement qu’il a qualifié d’« inhumain », en raison des conditions de détention jugées particulièrement dures.
Combs, 55 ans, a été reconnu coupable le mois dernier d’avoir orchestré un réseau de trafic sexuel impliquant plusieurs jeunes femmes, ainsi que d’association de malfaiteurs dans le cadre d’activités criminelles liées à son empire musical et commercial. Le tribunal de New York a rejeté la demande de libération sous caution formulée par sa défense, estimant qu’il présentait un risque de fuite et d’ingérence potentielle dans l’enquête.
L’artiste est incarcéré au Metropolitan Detention Center (MDC) de Brooklyn, un établissement tristement célèbre pour ses conditions de vie dégradantes. Ce centre, qui a notamment accueilli Ghislaine Maxwell, Luigi Mangione et l’ex-milliardaire Sam Bankman-Fried, a fait l’objet de multiples rapports dénonçant la surpopulation, les violences entre détenus et le manque chronique de personnel.
Ses avocats ont déjà annoncé leur intention de contester les conditions de détention de leur client, affirmant qu’il était détenu « dans des conditions indignes d’un être humain », sans accès suffisant à la lumière naturelle, à l’hygiène ni à ses avocats. Combs, de son côté, aurait déclaré qu’il se préparait à « purger sa peine avec dignité », tout en maintenant son innocence.
La condamnation de Sean Combs, figure majeure de l’industrie musicale américaine depuis les années 1990, a provoqué un séisme dans le monde du hip-hop et du divertissement. Plusieurs de ses anciens collaborateurs et artistes du label Bad Boy Records ont réagi publiquement, certains saluant la justice, d’autres exprimant leur tristesse face à la chute de celui qui fut l’un des producteurs les plus influents de sa génération.