Ouverture du procès de Naps. Le rappeur accusé de viol. (TMC)
Ouverture du procès de Naps. Le rappeur accusé de viol. (TMC)

Le procès de Nabil Boukhobza, plus connu sous le nom de scène Naps, s’est ouvert ce lundi devant la cour criminelle de Paris. Il est jugé pour viol sur une jeune femme dans une chambre d’hôtel parisienne en octobre 2021. L’audience, prévue sur quatre jours, doit permettre à la cour de trancher sur les versions divergentes des faits, entre la plaignante et l’accusé.

Une soirée qui tourne au drame

Selon le récit de la plaignante, alors âgée de 20 ans, elle et deux amies se sont rendues dans une discothèque du IXᵉ arrondissement de Paris avant de croiser Nabil Boukhobza et son entourage. Le rappeur les aurait ensuite invitées à poursuivre la soirée dans sa chambre d’hôtel près de la gare de Lyon. Dans cette chambre, la consommation d’alcool, de cannabis et de protoxyde d’azote aurait conduit à des incidents sexuels non consentis selon la plaignante. Elle affirme avoir été réveillée à plusieurs reprises, d’abord par des gestes sur ses vêtements puis par une pénétration vaginale. Des traces de l’ADN de M. Boukhobza ont été relevées sur ses vêtements et les examens médicaux post-plaintes corroboreraient son récit.

Un dépôt de plainte immédiat

La jeune femme a quitté l’hôtel dès le matin et déposé plainte dans la foulée. Son récit reste constant et sa plainte a déclenché l’ouverture de l’enquête judiciaire. Les contradictions relevées entre les témoignages des deux autres jeunes femmes présentes seront examinées au cours du procès afin de clarifier le déroulé exact des événements.

Une défense centrée sur le consentement

Pour sa défense, Nabil Boukhobza affirme que le rapport sexuel était consenti. Il soutient que la plaignante a exprimé du plaisir pendant l’acte et que les accusations ne reposent pas sur des faits avérés d’agression. Son avocat, Me Nabil Boudi, a précisé avant le début du procès que son client se présenterait « en toute sérénité », en maintenant la ligne défensive adoptée tout au long de l’instruction.

Les deux amies présentes ce soir-là seront appelées à la barre et leurs déclarations sont jugées essentielles pour reconstituer les événements et évaluer l’état de conscience de la plaignante. Des expertises médico-légales et analyses scientifiques viendront compléter le dossier pour permettre à la cour de déterminer si le rapport sexuel était effectivement consenti ou non.

À noter que Naps fait face à d’autres accusations similaires dans le Var, où il a été mis en examen en 2024 pour viols et agressions sexuelles à la suite des plaintes de trois autres femmes.

Le délibéré du procès est prévu pour jeudi 19 février.

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