L’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) propose d’introduire un système d’étiquetage similaire au Nutri-score pour classer les produits ménagers en fonction de leur impact sur la santé et l’environnement. Une initiative qui vise à rendre plus lisible la présence de substances potentiellement nocives dans ces produits du quotidien.
Lessives, liquides vaisselle, insecticides… Nombre de produits d’entretien contiennent des substances réglementées, mais qui restent présentes sous certaines limites. « Il est donc possible de les trouver en plus faible quantité dans ces produits », souligne Pauline Guillou, chercheuse à l’Anses. L’objectif du futur étiquetage serait d’afficher deux notes distinctes, de A à E : l’une sur les risques pour la santé, l’autre sur l’impact environnemental.
L’agence a testé deux méthodologies, l’une analysant les substances individuellement, l’autre prenant en compte la formulation globale du produit. Les résultats sont concordants, avec une majorité de produits testés obtenant une mauvaise note. Toutefois, l’Anses tempère ses conclusions en raison du nombre limité d’échantillons étudiés et appelle à un élargissement des tests avant une éventuelle généralisation.
Reste désormais à savoir si l’État donnera suite à cette recommandation. « Il appartiendra aux ministères concernés de choisir une approche pour catégoriser les produits et déterminer le type d’affichage », précise l’agence. Cette proposition rappelle celle du Toxi-score, annoncé en 2021 par la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili, mais jamais mis en place. Une initiative qui pourrait cette fois aboutir face aux préoccupations croissantes des consommateurs en matière de transparence et de sécurité sanitaire.