Un succès mondial et durable (wikipedia commo
Un composant de l’aspirine ouvre une nouvelle piste contre les cancers du sang

Un ingrédient banal, l’acide salicylique, déjà utilisé dans les soins de la peau et les analgésiques, pourrait révolutionner les traitements contre certains cancers du sang. Des chercheurs du Texas A&M Health Institute ont mis au point une technologie baptisée SAMBA (association binaire médiée par l’acide salicylique), qui transforme cette molécule en véritable « télécommande » capable d’activer ou de désactiver des cellules thérapeutiques.

Un interrupteur pour les cellules CAR-T

L’immunothérapie par cellules CAR-T, qui consiste à modifier les lymphocytes T pour attaquer les cellules cancéreuses, est une approche déjà éprouvée mais parfois risquée, notamment en raison du syndrome de libération de cytokines, une réaction inflammatoire potentiellement mortelle. Grâce à SAMBA, les chercheurs parviennent à contrôler précisément l’activité des cellules CAR-T en administrant ou en retirant l’acide salicylique. Résultat : une attaque ciblée des cellules cancéreuses lorsqu’elle est nécessaire, et une suspension rapide en cas de réaction excessive. Dans leurs expériences, les cellules CAR-T équipées de ce mécanisme n’ont détruit les tumeurs qu’en présence de l’acide salicylique. À l’arrêt du traitement, l’attaque s’interrompait aussitôt, limitant ainsi les effets secondaires.

Des résultats prometteurs contre leucémies et lymphomes

Les travaux menés sur la leucémie aiguë lymphoblastique et le lymphome à cellules B ont montré que cette approche permettait de réduire davantage les tumeurs et d’allonger la survie par rapport aux thérapies actuelles. Les chercheurs soulignent que, bien qu’imparfaite, cette stratégie représente une avancée majeure, en combinant efficacité et sécurité.

Un potentiel au-delà des cancers du sang

L’architecture modulaire de SAMBA pourrait être appliquée à d’autres types de cancers, voire à d’autres pathologies nécessitant un contrôle précis du système immunitaire. L’équipe a déjà déposé un brevet aux États-Unis et mis ses réactifs à disposition des chercheurs universitaires afin de favoriser les collaborations. Soutenu par les National Institutes of Health et le Cancer Prevention and Research Institute of Texas, ce projet marque une étape décisive : transformer une molécule familière et bon marché en un outil sophistiqué contre les cancers les plus redoutés.

Que retenir rapidement ?

Un ingrédient banal, l’acide salicylique, déjà utilisé dans les soins de la peau et les analgésiques, pourrait révolutionner les traitements contre certain

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