Une récente étude a mis en évidence que l’influence de l’environnement et du mode de vie sur le risque de décès prématuré est environ dix fois plus importante que celle des gènes.
D’après le journal britannique The Guardian, des chercheurs ont examiné les données de près de 500 000 individus issues de la UK Biobank, une vaste base de données contenant des informations génétiques et médicales de centaines de milliers de Britanniques.
Ces données incluaient des questionnaires sur la santé, les habitudes de vie et les antécédents médicaux des participants. L’équipe de recherche a analysé l’effet de 164 facteurs environnementaux et comportementaux ainsi que le risque génétique lié à 22 maladies majeures sur la durée de vie.
Parmi les éléments étudiés figuraient le tabagisme, la consommation de sel, le statut marital et les conditions de vie.
Les scientifiques ont identifié 85 facteurs associés à un risque accru de décès prématuré. Une seconde analyse portant sur les protéines sanguines a permis d’identifier 25 de ces facteurs également liés à un vieillissement biologique accéléré. Certains de ces éléments remontaient à l’enfance, comme le fait que la mère ait fumé à la naissance ou une petite taille à l’âge de 10 ans. D’autres concernaient le niveau de revenu et l’emploi des participants.
L’impact de ces facteurs sur la longévité s’est révélé environ dix fois plus élevé que celui des gènes.
Le Dr Stephen Burgess, de l’Université de Cambridge, a souligné que ces résultats confirment les recherches antérieures montrant que les gènes ne sont pas le principal déterminant de notre santé. Il a ajouté : « Les gènes jouent un rôle, mais il nous appartient d’agir sur ces facteurs pour préserver notre santé. »