Additifs cachés, Nutriscore oublié : l'UFC-Que Choisir étrille les fast-foods
Additifs cachés, Nutriscore oublié : l'UFC-Que Choisir étrille les fast-foods

McDonald’s, Burger King, Quick, KFC : les géants du burger sont à nouveau dans le viseur de l’UFC-Que Choisir. Ce mercredi 16 juillet, l’association de défense des consommateurs dénonce un manque flagrant de transparence sur la composition réelle des produits servis dans les fast-foods. Additifs non mentionnés, allergènes difficilement accessibles, absence de Nutriscore : les enseignes, selon l’enquête, brillent davantage par leur opacité que par leur souci d’information. L’association pointe « les limites criantes du volontariat », et demande à l’Union européenne d’imposer un affichage complet et harmonisé. Le constat est sans appel : en France, les recettes sont décrites de manière vague, loin des exigences appliquées dans certains pays voisins. En Suisse, par exemple, un simple hamburger McDonald’s dévoile 44 ingrédients et additifs. En France ? Seulement six sont mentionnés.

Entre opacité et soupçons sanitaires

Burger King n’est pas épargné. Selon l’enquête, ses « Chicken Nuggets » suisses affichent 31 composants détaillés, contre aucun renseignement pour les « King Nuggets » vendus en France. Certains additifs recensés à l’étranger sont soupçonnés de favoriser inflammations intestinales, troubles digestifs, voire cancers colorectaux ou diabète. Une information que les consommateurs français, eux, ignorent faute d’obligation d’affichage. Sur le Nutriscore, l’association relève aussi de sérieux manquements. Quick et Burger King n’affichent tout simplement pas ce repère nutritionnel. Pourtant, rappelle l’UFC, l’alimentation proposée dans les fast-foods est « globalement très déséquilibrée », et nécessiterait, à ce titre, un encadrement rigoureux.

Allergènes : un affichage à géométrie variable

Autre faille majeure : l’information sur les allergènes. Si McDonald’s et Burger King proposent des indications sur leurs bornes de commande, l’UFC déplore que la première n’y intègre pas l’ensemble des allergènes, tandis que la seconde se contente d’un étiquetage de précaution jugé confus. Quick et KFC sont les plus mal notés sur ce point. Le premier n’offre aucune information visible aux clients, contraints d’interroger le personnel ou de consulter un tableau général difficile à interpréter. Le second opte aussi pour un renvoi vers des documents complexes. Pour l’UFC, la solution ne viendra plus du bon vouloir des marques. L’association appelle les autorités européennes à légiférer, en rendant obligatoire l’affichage du Nutriscore et la liste intégrale des ingrédients et additifs. En attendant, les consommateurs devront continuer à deviner ce qui se cache réellement entre deux tranches de pain.

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