Virus du Nil occidental : un premier cas identifié dans le Var, les autorités en alerte
Virus du Nil occidental : un premier cas identifié dans le Var, les autorités en alerte

Un premier cas autochtone d’infection au virus West Nile a été détecté à Hyères, dans le département du Var. Transporté par les oiseaux migrateurs et transmis à l’homme par des moustiques du genre Culex, ce virus circulait déjà de manière endémique autour du bassin méditerranéen, selon l’Institut Pasteur.

Une maladie souvent silencieuse, parfois grave

Dans 80 % des cas, l’infection est asymptomatique. Mais environ une personne sur cinq développe un syndrome pseudo-grippal : fièvre, douleurs, maux de tête. Les formes graves, qui surviennent dans moins de 1 % des cas, peuvent entraîner des complications neurologiques sévères, notamment chez les personnes âgées ou immunodéprimées. Des cas de décès sont recensés chaque année dans les zones touchées. La transmission à l’homme se fait généralement par piqûre de moustique infecté. Mais d’autres modes de contamination, bien que rares, ont été documentés : transfusion sanguine, greffes, transmission mère-enfant pendant la grossesse ou l’allaitement.

Une présence ancienne en France

Le virus avait été détecté pour la première fois dans l’Hexagone dans les années 1960, en Camargue. Depuis, des foyers ont été observés de manière sporadique : sept cas humains avaient été recensés dans le Var en 2003, cinq cas équins dans les Pyrénées-Orientales en 2006, et 25 cas autochtones en 2018. La recrudescence de ces épisodes pousse les autorités sanitaires à renforcer la surveillance, en particulier dans les départements du sud où les conditions climatiques sont propices à la prolifération des moustiques. En l’absence de traitement antiviral spécifique ou de vaccin pour l’homme, la prévention repose essentiellement sur la lutte contre les moustiques et les protections individuelles.

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