Loire-Atlantique : une flambée d’hépatite A inquiète les autorités @pixnio
Loire-Atlantique : une flambée d’hépatite A inquiète les autorités @pixnio

Depuis le printemps, la Loire-Atlantique connaît une poussée d’hépatite A sans précédent. Plus de 150 cas ont été signalés depuis avril, contre à peine une dizaine recensés habituellement chaque année. L’Agence régionale de santé (ARS) des Pays de la Loire parle d’une situation « atypique », avec des taux dix fois supérieurs à la normale. L’infection, provoquée par un virus à ARN, se transmet principalement par voie oro-fécale, via des mains, des aliments ou de l’eau contaminés. Bénigne dans la majorité des cas, elle n’en reste pas moins extrêmement contagieuse. Selon l’ARS, environ 90 % des cas sont concentrés dans l’agglomération nantaise. Et la vague n’aurait pas encore atteint son pic, ce qui laisse craindre d’autres contaminations dans les prochaines semaines.

Un profil de malades qui évolue

Les premières investigations montrent plusieurs chaînes de transmission, sans qu’un foyer unique ait pu être identifié. Entre mai et juin, un tiers des malades vivaient dans des conditions défavorisées, un autre revenait de zones à risque et le dernier tiers n’avait aucun facteur particulier. Mais depuis août, la donne a changé : plus de 80 % des nouveaux cas concernent des personnes sans facteur de risque identifié. Les autorités sanitaires redoutent ainsi une propagation diffuse et insistent sur les mesures d’hygiène de base : lavage régulier des mains, consommation d’eau potable, surveillance des denrées alimentaires. Des enquêtes épidémiologiques sont en cours pour mieux cerner l’origine de cette flambée et tenter de freiner une épidémie dont l’ampleur reste inhabituelle dans le département.

Que retenir rapidement ?

Depuis le printemps, la Loire-Atlantique connaît une poussée d’hépatite A sans précédent. Plus de 150 cas ont été signalés depuis avril, contre à peine une

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