L’alerte a été déclenchée ce mercredi 2 juillet 2025 à Illats, petite commune du sud de la Gironde. Un enfant de 5 ans a été diagnostiqué porteur du virus du chikungunya, sans avoir quitté le territoire français. Il s’agit donc d’un cas autochtone, le premier recensé dans la région cette année. L’ARS Nouvelle-Aquitaine confirme que l’état de santé de l’enfant, brièvement hospitalisé, ne suscite plus d’inquiétude.
Un cas isolé, des mesures immédiates
L’enfant n’avait pas été vu à l’école depuis plusieurs jours. Selon la maire d’Illats, Patricia Peigney, c’est l’agence régionale de santé qui l’a prévenue de la contamination. Aussitôt, un dispositif de réponse a été mis en place. L’opérateur Altopictus, chargé du suivi du moustique tigre en Gironde, a été mandaté pour procéder à des opérations de démoustication. Celles-ci sont menées dans les espaces publics et les jardins privés fréquentés par l’enfant durant sa période de contagiosité. L’objectif est double : éliminer les gîtes larvaires dans lesquels les moustiques pondent, et éradiquer les spécimens adultes déjà porteurs du virus. Car si le chikungunya ne se transmet pas directement de personne à personne, il peut se propager par la piqûre d’un moustique tigre infecté, très actif en métropole durant la saison chaude.
Enquête de terrain et mobilisation sanitaire
Une campagne d’enquête en porte-à-porte est également lancée par l’ARS, Santé Publique France et la mairie. Il s’agit d’identifier d’éventuelles autres personnes infectées ou présentant des symptômes typiques : forte fièvre, douleurs articulaires ou musculaires, fatigue, éruption cutanée. Les professionnels de santé locaux – hôpitaux, laboratoires, médecins de ville – ont été alertés. Ils sont invités à surveiller de près les cas suspects et à rappeler les gestes de prévention à adopter. Pour l’heure, aucun autre habitant d’Illats n’a signalé de symptômes. La maire appelle à la prudence, mais invite les riverains à ne pas céder à la panique. En Gironde comme ailleurs, la présence du moustique tigre est désormais établie, et le risque épidémique réel. Raison de plus pour rester vigilant face au moindre signe suspect.