LUSAKA – Les autorités zambiennes ont nié jeudi l’existence d’un risque sanitaire majeur dans leur région minière de cuivre, six mois après une importante fuite d’acide, en réponse à une alerte émise par l’ambassade des États-Unis, qui a récemment restreint les déplacements de ses employés dans la zone concernée.
La polémique fait suite à un incident survenu en février dernier, lorsqu’un barrage de résidus miniers a cédé au sein d’une usine de traitement de cuivre exploitée par une entreprise chinoise. L’accident a provoqué le déversement d’environ 50 000 mètres cubes de boue acide dans les rivières voisines, suscitant de vives inquiétudes quant à la pollution de l’eau et aux effets sur la santé publique.
Dans un communiqué adressé à la presse, le porte-parole du gouvernement zambien, Cornelius Mweetwa, a assuré que la situation était désormais sous contrôle. Il a affirmé que des mesures de décontamination avaient été prises, notamment l’utilisation de chaux pour neutraliser l’acidité dans les zones affectées. « Les résultats de laboratoire montrent que les niveaux de pH sont revenus à la normale et que les concentrations de métaux lourds diminuent régulièrement, ce qui signifie que le danger immédiat pour la vie humaine, animale et végétale a été évité », a-t-il déclaré.
Ces propos interviennent au lendemain d’un avertissement diffusé par l’ambassade américaine à Lusaka, indiquant que les agents diplomatiques et d’autres responsables américains étaient désormais priés d’éviter la région, en raison d’une « contamination généralisée ». L’ambassade n’a pas encore fourni de détails supplémentaires sur les éléments scientifiques à l’origine de sa décision.
Le gouvernement zambien a réagi fermement à cette mise en garde, y voyant une exagération non fondée susceptible d’alimenter la peur et de nuire à l’image du pays. Il a également réitéré sa volonté de travailler en transparence avec ses partenaires internationaux et les ONG environnementales pour surveiller l’évolution de la situation.
La région minière en question constitue un pilier de l’économie zambienne, fortement dépendante des exportations de cuivre. Ce nouvel épisode soulève des questions persistantes sur la régulation environnementale dans le secteur minier, et sur la gestion des relations entre Lusaka et ses principaux partenaires économiques.