Un fléau invisible, une prévention trop timide
Un fléau invisible, une prévention trop timide

Le chiffre glace : 200 femmes meurent chaque jour en France d’une maladie cardio-vasculaire. Soit une toutes les 7 minutes. Première cause de mortalité féminine, ces pathologies restent largement sous-estimées — alors que 80 % de ces décès pourraient être évités, selon l’association Agir pour le Cœur des Femmes.

Un fléau invisible, une prévention trop timide

À titre de comparaison, le cancer du sein cause 33 décès par jour, la route en tue deux. Mais les maladies du cœur, elles, continuent de frapper dans l’ombre, faute d’alerte, de suivi ou de dépistage ciblé. Pour y remédier, l’association mobilise depuis trois ans un dispositif original : le Bus du Cœur, un centre de dépistage itinérant qui s’arrête dans plus de 50 villes, pour proposer gratuitement un parcours cardio-gynécologique aux femmes. Hier mercredi, à l’occasion de la journée internationale de la santé des femmes, le fameux bus rose s’était installé dans la cour de l’Assemblée nationale. Une action symbolique pour rappeler que les maladies cardiovasculaires ne sont pas qu’un problème masculin, et que la prévention chez les femmes reste encore bien trop marginale. L’objectif de l’association est clair : sauver 100 000 vies d’ici 2030. Car selon une étude canadienne, adopter une bonne hygiène de vie — alimentation saine, activité physique, sommeil réparateur, réduction du stress et lien social — pourrait permettre aux femmes de gagner jusqu’à 21 années d’espérance de vie. Encore faut-il qu’elles soient informées. Et surtout, écoutées.

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