Le rapport préliminaire d’enquête sur le crash du vol Air India survenu en juin à Ahmedabad révèle que les pilotes ont mal interprété le fonctionnement des interrupteurs de carburant du Boeing 787 Dreamliner, ce qui aurait directement conduit à la coupure des moteurs et à la chute de l’appareil. La catastrophe avait coûté la vie à 260 personnes.
Selon ce document, consulté par Reuters, une confusion majeure s’est produite dans le cockpit lorsque l’un des deux pilotes, tous deux chevronnés, a accidentellement désactivé l’alimentation en carburant du moteur gauche. L’autre pilote a alors demandé à son collègue pourquoi il avait coupé le carburant, indiquant qu’aucune des deux parties n’avait une compréhension claire du mécanisme précis de ces commutateurs dans ce contexte.
L’incident s’est produit alors que l’avion effectuait une remise de gaz à la suite d’un problème mineur sur la piste. Les moteurs ont été coupés dans les secondes suivantes, laissant le Dreamliner sans propulsion alors qu’il était en phase d’ascension. L’appareil s’est écrasé dans un quartier résidentiel d’Ahmedabad, provoquant également la mort de 17 personnes au sol.
Le rapport souligne que bien que les deux pilotes aient suivi une formation complète sur le Boeing 787, leur méconnaissance du comportement exact des interrupteurs de carburant dans une situation de remise des gaz a été déterminante. Le constructeur américain Boeing n’a pas encore répondu aux demandes de commentaires concernant ces révélations.
Les boîtes noires récupérées indiquent qu’aucune alarme technique n’a précédé la coupure des moteurs, renforçant la piste d’une erreur humaine. Les autorités indiennes de l’aviation civile travaillent désormais avec Air India et Boeing pour évaluer les procédures de formation et les manuels d’exploitation du 787.
Il s’agit du premier crash mortel d’un Boeing 787 en service commercial, et l’un des accidents aériens les plus meurtriers en Inde depuis plus d’une décennie. L’enquête complète devrait se conclure dans les prochains mois, mais les familles des victimes réclament déjà des comptes et des réformes de sécurité immédiates.