Elles brûlent, elles tiraillent, elles gênent au moindre mouvement… Mais sont-elles vraiment mauvaises ? Les courbatures, ces douleurs qui surgissent quelques heures après l’effort, ne sont ni un drame, ni un objectif d’entraînement. Elles sont le signal d’un corps qui s’adapte, pas d’un exploit sportif. Selon l’Institut de recherche du bien-être de la médecine et du sport santé (IRBMS), les courbatures sont causées par de microlésions musculaires et une réaction inflammatoire déclenchée par un effort inhabituel ou intense. Rien de grave : pas de déchirure, pas de blessure sérieuse. Juste des muscles surpris par une nouvelle routine.
Le mythe de l’acide lactique et le piège de l’excès
Contrairement aux idées reçues, l’acide lactique n’est pas responsable des courbatures. Il peut témoigner de l’intensité de l’effort, mais il disparaît rapidement après l’exercice, bien avant l’apparition des douleurs. C’est donc le changement, plus que la difficulté, qui provoque les courbatures. En réalité, elles ne sont ni indispensables, ni souhaitables à chaque séance. Un entraînement efficace n’a pas besoin de laisser des traces douloureuses. Et si vous êtes cloué sur le canapé le lendemain, c’est sans doute que la séance était mal calibrée. Varier les groupes musculaires sollicités, alterner intensité et récupération, écouter son corps… Voilà le vrai bon plan pour progresser sans s’abîmer. Les courbatures, elles, doivent rester un simple signe de nouveauté, pas un but en soi.