Aisne : un nouveau cas d’intoxication à E. coli confirmé
Aisne : un nouveau cas d’intoxication à E. coli confirmé

L’alerte ne faiblit pas dans l’Aisne. Un nouveau cas d’intoxication à la bactérie Escherichia coli a été confirmé chez un enfant, portant à 23 le nombre total de personnes contaminées, selon la préfecture du département. Parmi les victimes, une fillette de 12 ans est décédée le 16 juin. Neuf malades ont développé une forme grave de la maladie : le syndrome hémolytique et urémique, une atteinte rénale potentiellement mortelle. Le dernier enfant recensé n’a pas, à ce stade, présenté ce syndrome sévère. Mais le bilan reste préoccupant : dix personnes sont encore hospitalisées, tandis que douze autres ont pu rentrer chez elles. Tous les patients font l’objet d’un suivi médical renforcé, précise l’Agence régionale de santé des Hauts-de-France, qui coordonne l’enquête sanitaire avec la préfecture.

Soupçons sur des viandes distribuées à Saint-Quentin et Gauchy

L’origine de la contamination reste au cœur des investigations. Dès les premiers cas recensés, les autorités ont ciblé une possible source alimentaire, en particulier des produits carnés. En réponse, quatre boucheries halal et deux rayons boucherie de supermarchés de Saint-Quentin ont été fermés à titre préventif. Des analyses sont toujours en cours sur les échantillons prélevés sur place. Certaines viandes suspectes ont été identifiées comme ayant été servies dans des événements populaires : un tournoi de football à Saint-Quentin (le Festival des Petits As) et une fête de mini-basket à Gauchy. Pour l’heure, les enquêtes alimentaires n’ont pas révélé de nouveaux points de vente impliqués, mais la prudence reste de mise. Si la majorité des victimes sont des enfants, une personne âgée figure également parmi les cas recensés. Les autorités sanitaires appellent à la vigilance sur les pratiques de consommation de viande crue ou peu cuite, particulièrement chez les populations sensibles. Les prochains jours seront décisifs pour confirmer la chaîne de contamination et éviter une propagation plus large. Dans l’attente, les familles touchées, elles, vivent entre angoisse, deuil et incertitude.

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