Zen au terminal : un chien contre l’anxiété à l’aéroport de Nice
Zen au terminal : un chien contre l’anxiété à l’aéroport de Nice

Six mois, quatre pattes, une truffe irrésistible… et une mission bien précise : déstresser les passagers avant l’embarquement. À l’aéroport de Nice Côte d’Azur, un golden retriever croisé patou nommé Eko déambule au milieu des valises et des visages tendus. L’expérimentation, une première en France dans un aéroport, pourrait bien devenir un rendez-vous régulier dès cet été. Accompagné de sa maîtresse Nathalie Schindelman, spécialiste de la médiation animale en soins palliatifs, gérontologie et milieu carcéral, le jeune chien s’attaque à un stress trop souvent ignoré dans les terminaux : celui des voyageurs anxieux, désorientés, ou simplement nerveux à l’idée de voler. Objectif : réchauffer les cœurs avant le décollage.

Des caresses pour calmer les nerfs

Ce mercredi 28 mai, Eko croise la route de Yanis, 21 ans, pas franchement rassuré. Mais après une truffe sur la jambe, une peluche lancée et une croquette offerte, le jeune homme admet que la bête est « mignonne ». Sa compagne, elle, est catégorique : « C’est une bonne idée pour relaxer les gens ». Et l’effet semble contagieux. Une octogénaire écossaise en fauteuil, un adolescent anglais handicapé… Eko s’adapte, donne la patte, se roule sur le dos. Parfois, un teckel de passage trouble sa concentration, mais qu’importe : l’impact est réel, assure Aymeric Staub, porte-parole de l’aéroport. « Un passager détendu, c’est aussi un climat plus serein pour tout le monde. » Testée pour la première fois à Nice, cette initiative s’inspire d’expériences similaires, comme à l’aéroport d’Istanbul. Et elle n’a pas vocation à rester ponctuelle : dès cet été, Eko interviendra une à deux fois par mois, sur les deux terminaux. Au programme : interactions libres, séances de respiration synchronisée avec le chien, et une bonne dose de douceur pour décoller l’esprit léger.

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