L’enquête sur l’immense incendie qui avait ravagé le massif des Corbières à l’été 2025 connaît un développement majeur. Un agent de l’Office national des forêts (ONF) a été mis en examen jeudi par la justice de Montpellier pour destruction involontaire par incendie aggravée. Le fonctionnaire conteste toute responsabilité dans le départ du feu qui avait marqué l’un des plus importants sinistres de ces dernières décennies en France.
Les investigations portent sur les circonstances exactes de l’embrasement survenu le 5 août 2025 dans l’Aude. Deux autres agents de l’ONF, également entendus par les enquêteurs, ont été remis en liberté sans poursuites à ce stade. Selon plusieurs médias locaux, les enquêteurs cherchent notamment à déterminer si un mégot de cigarette pourrait être à l’origine du départ de feu.
Une catastrophe aux conséquences durables
Le sinistre avait parcouru près de 17.000 hectares, détruisant plus de 11.000 hectares de végétation avant d’être totalement maîtrisé après plusieurs semaines de lutte. L’incendie avait traversé seize communes, provoqué la destruction de dizaines d’habitations et coûté la vie à une habitante de 65 ans. Les experts avaient rapidement privilégié la piste d’une origine humaine, écartant toute cause naturelle.
Cette mise en examen suscite l’émotion dans la région comme au sein de l’ONF. Sur le terrain, les stigmates de la catastrophe restent encore très visibles et continuent de peser sur l’activité locale, notamment touristique. Alors que les autorités renforcent leurs moyens de prévention face à l’augmentation du risque incendie, cette affaire rappelle que la majorité des départs de feu restent liés à des comportements humains.
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