De grandes affiches installées dans plusieurs gares italiennes, comparant la Première ministre Giorgia Meloni à l’ancien dictateur fasciste Benito Mussolini, ont provoqué une controverse politique et un fort écho sur les réseaux sociaux. La campagne, rapidement accusée de provocation, a été en partie retirée mais continue de susciter des débats.
Ces publicités, visibles notamment dans les gares de Rome et de Milan, reprennent une esthétique et une typographie rappelant la propagande fasciste des années 1930. Elles utilisent la formule « Quand elle était là… », souvent employée de manière ironique ou nostalgique par certains admirateurs de Mussolini pour évoquer des périodes supposées plus efficaces, notamment dans les transports ferroviaires.
L’une des affiches, retirée depuis, affichait la phrase « Quand elle était là, les trains arrivaient en retard », en référence aux critiques récurrentes sur la ponctualité du réseau ferroviaire italien. L’exploitant publicitaire des gares a justifié son retrait en estimant que le contenu portait atteinte à la réputation du système ferroviaire.
D’autres affiches de la même campagne restent toutefois visibles. Elles abordent sur un ton sarcastique des sujets tels que les impôts, l’inflation ou encore les perspectives des jeunes Italiens. La campagne est portée par le petit parti d’opposition Italia Viva, dirigé par l’ancien Premier ministre Matteo Renzi, dans le cadre d’une opération de communication et de collecte de fonds.
La campagne est perçue par ses détracteurs comme une attaque directe contre la cheffe du gouvernement italien Giorgia Meloni, en raison des références implicites à son passé politique et aux origines idéologiques de son parti. Elle est accusée par certains de jouer sur des symboles historiques particulièrement sensibles dans le pays.
Selon des éléments relayés par des associations de consommateurs, une part importante des trains à grande vitesse en Italie aurait connu des retards récemment, un argument utilisé par la campagne pour critiquer la gestion gouvernementale. Malgré les tensions, la polémique contribue surtout à renforcer la visibilité du petit parti à l’origine de ces affiches, au cœur d’un débat politique très polarisé.
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