Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s’est rendu mardi dans le sud du Liban, où l’armée israélienne maintient une présence militaire, et a affirmé que ses forces ne quitteraient pas la région tant que le Hezbollah représentera une menace. Cette visite intervient quelques jours après la signature d’un accord-cadre de sécurité entre Israël et le Liban, sous médiation américaine.
S’adressant aux soldats déployés sur le terrain, Benjamin Netanyahu a déclaré que le retrait israélien restait conditionné à la disparition de la menace représentée par le Hezbollah. Selon lui, tant que le mouvement chiite soutenu par l’Iran restera armé et en mesure de menacer Israël, les forces israéliennes conserveront leurs positions dans le sud du Liban.
L’accord signé le 26 juin prévoit le transfert de deux zones pilotes à l’armée libanaise, mais il lie également le retrait progressif des troupes israéliennes au désarmement du Hezbollah. Cette condition est fermement rejetée par le mouvement, tandis que plusieurs analystes estiment que les autorités libanaises ne disposent pas des moyens nécessaires pour imposer un tel désarmement.
Israël avait lancé son offensive au Liban après des tirs du Hezbollah le 2 mars, dans le contexte de l’escalade régionale liée à la guerre contre l’Iran. Depuis, l’armée israélienne contrôle une zone de sécurité d’environ dix kilomètres à l’intérieur du territoire libanais, affirmant vouloir empêcher toute nouvelle attaque contre son territoire. Malgré un cessez-le-feu conclu le 19 juin, les opérations militaires et les tensions persistent dans la région.
La visite de Benjamin Netanyahu et ses déclarations risquent de compliquer davantage la mise en œuvre de l’accord de sécurité soutenu par Washington. Alors que les États-Unis espèrent favoriser une désescalade durable entre les deux pays, les positions restent profondément divergentes sur les conditions d’un retrait israélien et sur l’avenir du Hezbollah.
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